Projets « recherche » associés
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Sommaire
Qui dit CiTIQUE dit co-construction, collaboration, innovation ! Dans le cadre des sciences et recherches participatives, le programme CiTIQUE :
– est un formidable dispositif d’appui à la recherche scientifique dans nombreux domaines : l’écologie des tiques et des agents pathogènes qu’elles peuvent véhiculer, les sciences humaines et sociales, l’économie, le médical, etc. ;
– est également un programme qui œuvre dans le domaine de la prévention du risque associé aux tiques dans le cadre de partenariats avec des acteurs de la société civile (mutuelles de santé, associations, etc.).
Retrouvez à cette page les différents projets scientifiques que CiTIQUE porte ou à lesquels CiTIQUE contribue, ou à lesquels il a contribué dans le passé.
Programmes en cours
ARCHE
Dans le cadre des financements "programme de recherche France 2030 (PEPR) PREZODE (PREventing ZOonotic Diseases Emergence)", le projet de recherche ARCHE vise à comprendre les déterminants de l'émergence du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHFV – transmis par la tique Hyalomma aux humains et aux animaux) dans différentes régions du sud de la France. Les résultats attendus permettront : d'identifier les facteurs favorisant à la fois l'émergence et les risques de transmission, d'améliorer les méthodes de détection du virus et d'estimer sa circulation et celle d'autres orthonairovirus, de modéliser la dynamique de sa transmission, ainsi que de co-construire et de diffuser des actions préventives grâce à des approches socio-écologiques et de sciences participatives.
Au cours du projet, CiTIQUE développera une fonctionnalité sur l’application Signalement TIQUE pour aider au signalement de la présence de la tique Hyalomma ; la reconnaissance de l'espèce sera automatisée par IA.
CONVERGENT
Ce projet a pour but de co-construire et évaluer une nouvelle stratégie de prévention au risque lié aux tiques par une approche compréhensive, interdisciplinaire et participative.
Dans ce cadre, CiTIQUE et le Laboratoire Tous Chercheurs sont impliqués dans l'organisation de stages immersifs de recherche au laboratoire Tous Chercheurs pour une cohorte de 40 professionnels forestiers.
EnCartaTiQUE
Ce projet est né d'une collaboration entre INRAE, CiTiQUE et l’entreprise En Carta Diagnostics.
En Carta Diagnostics est une jeune entreprise française engagée dans le développement d’un test diagnostic précoce de la maladie de Lyme. A réaliser sur la morsure de la tique, juste après la morsure et disponible en pharmacie, il permettra de connaître son risque d’infection plus tôt. Dans ce cadre, certains citoyens ont envoyé leurs tiques piqueuses pour tester les prototypes développés dans les phases test du projet.
Voir le site du projetMOS-Tique
L'objectif de ce projet est d'étudier l’effet des rémanents en forêt sur les densités de tiques et resserrer les liens avec les chercheurs du Centre INRAE Grand Est-Nancy.
Voir le site du projetMOZART
Modelling Zoonotic & Arthropod-borne pathogens
MoZArt est un projet de recherche sur l'épidémiologie des pathogènes à transmission vectorielle et zoonotique. Dans ce cadre, les chercheurs s'intéressent principalement à la borréliose de Lyme (LB) et à l'encéphalite à tiques (TBE), des zoonoses transmises par la même tique dure, Ixodes ricinus. En combinant des approches de modélisation avec des données de laboratoire, de terrain et d'imagerie satellite, l'approche interdisciplinaire "One Health" adopté vise à comprendre comment les tiques, les animaux, les humains et l'environnement interagissent pour façonner le profil des maladies. CiTIQUE prend part au projet en fournissant le jeu de données de signalements et les données d’analyse des agents pathogènes de la tiquothèque.
TICKRISK
L’étude TICKRISK examine la production comparative, la traduction et l’interprétation publique des connaissances scientifiques concernant une fièvre hémorragique présentant un risque imminent le long des frontières de l’Europe – le virus de la fièvre hémorragique de Crimée et du Congo (FHCC), véhiculé par la tique Hyalomma. Ce projet a pour but de renforcer la préparation et la communication des risques afin d’améliorer l’adoption des mesures de protection par le public. De nombreuses études sur le virus CCHF ont été réalisées par des virologues, des entomologistes, des écologistes et d’autres chercheurs biomédicaux. Toutefois, à ce jour, il n’existe aucune intervention multidisciplinaire en sciences sociales sur cette menace pour la santé humaine, et un seul article de sciences sociales révisé par des pairs traite du CCFH.
Globalement, le projet vise à renforcer la préparation et la communication sur les risques liés aux épidémies de CCHF dans quatre pays (France, Espagne, Roumanie et Turquie) en évaluant comparativement la production de connaissances scientifiques sur le virus CCHF, leur traduction en politiques de santé publique et en communications médiatiques, et la réception sur le terrain de ces politiques et communications, ainsi que les expériences d’interactions entre l’homme, les tiques, les animaux et l’environnement.
Programmes terminés
DAPPEM
Development of an APPlication for the identification of Erythema Migrans
L'objectif du projet DAPPEM était de développer une application pour l'analyse automatique d'images de lésions cutanées et de données de patients afin de fournir un score de probabilité concernant l'érythème migrant, le symptôme précoce le plus courant de la maladie de Lyme. Cet outil devrait être destiné aux médecins. Les données collectées ont été utilisées pour la recherche et pour les professionnels de santé afin de leur permettre de mieux estimer l'incidence de l'érythème migrant et d'optimiser la gestion et la prévention de la maladie de Lyme.
Les chercheurs ont utilisé nombreuses photos récoltées grâce à CiTIQUE pour l'apprentissage du réseau neuronal de reconnaissance d’érythèmes migrants.
Le projet a commencé en septembre 2018 et s'est conclu en mars 2023.
Voir le site du projetERATIQ
L'objectif de ce projet est de caractériser le risque lié aux tiques du genre Ixodes dans les parcs urbains et périurbains de l’agglomération lyonnaise.
CiTIQUE accompagne les chercheurs porteurs de projet dans les interactions avec les pouvoirs publics, le partage d'information sur les tiques piqueuses et les cartes des signalements CiTIQUE.
LymeSnap
LymeSnap est un projet de recherche participative visant à obtenir une meilleure estimation du nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme en Pays de Combrailles dans le Puy-De-Dôme. Pour ce faire, les chercheurs ont fait appel à la population pour recenser les cas de forme cutanée de la maladie de Lyme en Pays de Combrailles entre avril 2017 et mars 2018.
Le projet a commencé en janvier 2017 et s'est terminé en juin 2018.
Prenez connaissance du bilan final du projet.
Voir le site du projetOHTICKS
Dans le cadre du projet OHTICKS, l’Inra (maintenant INRAE) et l’Institut Pasteur ont mené une recherche clinique sur les maladies transmises par les tiques dans 4 centres hospitaliers en France. Ils ont cherché à inclure dans une recherche des personnes piquées par des tiques, et développant des symptômes inexpliqués dans les 6 mois suivant la piqûre afin de rechercher les agents infectieux responsables de ces symptômes.
Le projet, lancé en 2018, s'est arrêté en 2020 à cause de la crise sanitaire lié à la COVID.
Voir le site du projetSentick
L'objectif de ce projet porté par le Réseau Sentinelles était d'estimer le taux d’incidence annuel des patients dont le motif de consultation est en lien avec une piqûre de tique, vus en consultation de médecine générale en France métropolitaine. Les médecins participant au projet ont envoyé les tiques piqueuses qui ont pu récupérer des patients à CiTIQUE pour identification puis à l’ANSES à Maisons-Alfort pour l’analyse des agents infectieux.
Le rôle de CiTIQUE a été celui de participer au comité scientifique, construire le questionnaire et le protocole pour les médecins, et identifier les tiques envoyées.
Le projet a débute en mars 2023 et s'est conclu en avril 2024.
Voir le site du projetTELETIQ
Le projet comportait deux volets : un en modélisation sur l’estimation de l’exposition au risque tique et un en sciences humaines et sociales sur la compréhension du risque par les populations locales. Les avancées essentielles de TELETIQ ont été de :
- comprendre les enjeux méthodologiques et la complexité à utiliser les données issues des Technologies de l’Information et de la Communication (téléphonie mobile) et de les mettre en relation avec des données de terrains (abondance de tiques en région AURA par la collecte des tiques dans l’environnement),
- comprendre la perception socio-spatiale du risque par la population via des entretiens semi-directifs en milieux urbain et rural dans le Puy-De-Dôme,
- créer un outil de géo-visualisation participative qui rapproche les deux volets précédents.
Publications scientifiques relatives au projet :
Spatialisation du risque lié aux tiques et prévention. Étude systémique d’une représentation sociale
Sylvain Dernat et François Johany, « Spatialisation du risque lié aux tiques et prévention. Étude systémique d’une représentation sociale », VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement [En ligne], volume 19 Numéro 3 | décembre 2019, mis en ligne le 30 décembre 2019, consulté le 18 septembre 2024. URL : http://journals.openedition.org/vertigo/27040 ; DOI : https://doi.org/10.4000/vertigo.27040
Le projet a été financé pour les années 2017 et 2018.
Voir le site du projet