Signaler une piqûre de tique,
à quoi ça sert ?

Chez les humains

Pourquoi signaler au scientifiques les piqûres dont nous sommes victimes ?

Chez les animaux

Pourquoi signaler aux scientifiques les piqûres dont les animaux sont victimes ?

Améliorer la prévention

Grâce au signalement des piqûres de tique, vous envoyez des informations sur les lieux et les dates auxquelles vous, vos proches ou vos se sont fait piquer. Vous pouvez aussi envoyer vos tiques piqueuses à Tous Chercheurs Nancy du Centre INRAE de Nancy. Ces informations sont précieuses pour améliorer la prévention, en permettant de produire une cartographie des signalements, des agents infectieux transmis par les tiques et la mise au point de modèles de risques.

 

Constituer un carnet de piqûre

En signalant vos piqûres vous constituerez un carnet de piqûre qui peut être consulté à tout moment et peut être très utile à votre médecin en cas de problèmes de santé. D’autre part, comme les symptômes peuvent apparaitre longtemps après la piqûre (entre une et six semaines), nous vous aidons à surveiller vos symptômes par des rappels automatiques, envoyés régulièrement par l’application Signalement Tique (si vous signalez par smartphone) au cours de cette période. En cas de symptômes ou de doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

 

Obtenir des informations

Nous publions régulièrement des informations pour vous informer sur les données collectées et les résultats intermédiaires, vous pouvez vous abonner ICI. Nous produisons également de nombreux documents qui peuvent être consultés et téléchargés ICI.

 
Certaines tiques de la tiquothèque sont analysées pour déterminer leur stade, leur espèce, et pour tester la présence des agents pathogènes suivant :
  • Borrelia (8 espèces),
  • Anaplasma (6 espèces),
  • Ehrlichia (plusieurs espèces),
  • Neoehrlichia (1 espèce),
  • Rickettsia (6 espèces),
  • Bartonella (plusieurs espèces),
  • Francisella (plusieurs espèces),
  • Coxiella (1 espèce),
  • Apicomplexa (plusieurs espèces)
  • Babesia (7 espèces).
Ces données permettront de mieux estimer les risques d’être infecté après une piqure de tique en fonction des régions et des saisons.
  
En revanche, nous ne communiquons pas les résultats individuels. Cela peut paraitre surprenant mais les études scientifiques convergent pour indiquer que cette information n’aide en rien au diagnostic de la maladie, et qu’elle peut même s’avérer dangereuse car trompeuse. Nous avons écrit un article très documenté pour expliquer pourquoi, vous y avez accès gratuitement en cliquant ICI.

Participer à des projets de recherche

Ces données sont utilisées par plusieurs équipes de recherche en France pour améliorer la prévention, les connaissances sur les tiques et les maladies vectorielles à tiques. Notamment, les signalements de piqûre servent à construire des modèles de risque, les photos permettent d’identifier les tiques (stade, espèces), et les tiques permettent de réaliser la cartographie des piqûres des tiques et des agents infectieux qu’elles véhiculent.

 

Et les animaux ?

Les tiques transmettent des maladies également aux animaux. En signalant les piqûres sur vos animaux de compagnie, d’élevage, les animaux sauvages… vous aiderez aussi à améliorer la santé animale.

D’autre part, la tique qui pose le plus de problèmes à l’humain en France, Ixodes ricinus, pique également les animaux (mammifères, oiseaux et même reptiles). Elles peuvent ainsi faire circuler un grand nombre d’agents infectieux entre l’humain et les animaux domestiques et sauvages. Les tiques et maladies à tiques présentent donc des enjeux interdépendants de santé vétérinaire et de santé publique.

Dans le cas des maladies vectorielles à tiques, la protection de la santé humaine passe aussi par celle de l’animal. Une vision intégrée de la santé humaine et animale, développée dans le concept de « One Health » (« une santé pour tous »), est donc nécessaire pour la bonne compréhension de ces maladies et la mise en place d’une prévention efficace.